Une solution pour les enfants inadaptés au système scolaire

Aujourd’hui, de plus en plus d’enfants sont repérés par les autorités scolaires ou médicalement diagnostiqués comme ayant des troubles de l’apprentissage. Actuellement, entre 30 et 50% des enfants scolarisés à l’école publique (selon les établissements) font l’objet de mesures d’accompagnement individuelles spécifiques.

Pour certains de ces enfants, quand les troubles ne sont pas accompagnés de mesures adéquates au sein des écoles, l’instruction à domicile devient une solution pour créer un cadre plus adapté à leurs besoins spécifiques. Il s’agit alors pour eux de retrouver joie de vivre et confiance en eux.

Les chercheurs, les medias et les associations concernées relèvent l’existence des troubles suivants, pour lesquels l’IEF peut être une véritable alternative. Le GEBS est un service de l’association IEL-VD, dont le but est d’accompagner les familles confrontés à ce type de problématique.

Souffrance enfantines

Le burnout des enfants

« Selon l’Unicef, 40% des 6 – 18 ans ont des problèmes psychologiques importants (dépression, stress, anxiété, idées suicidaires). Depuis quelques années, le nombre d’enfants qui, épuisés nerveusement, craquent et font un burn-out” est en augmentation constante » : Béatrice Millêtre, docteur en psychologie, psychothérapeute, sonne l’alarme. Selon une étude de 2016 relayée par la Radio Télévision Suisse, entre 10 et 20% des écoliers de 14 à 18 ans seraient actuellement en burn out en Suisse romande. Fin 2017, la fondation Pro Juventute a lancé une campagne nationale pour alerter la nation sur ce problème.

[1] Béatrice Millêtre, Le Burn out des enfants, Ed. Payot Rivage, Paris 2016

La phobie scolaire

La phobie scolaire « est une peur irraisonnée d’aller à l’école, doublée de bouffées d’angoisses, voire d’angoisse panique sidérant le jeune et le rendant dans l’incapacité de s’intégrer à l’école et d’y fonctionner comme écolier. La volonté n’a rien à voir dans cet état invalidant car, bien qu’il n’y arrive pas, l’écolier désire réellement se rendre aux cours » indique Anne Bontron, cheffe du service de psychologie scolaire à Lausanne.

Environ 5% des enfants et adolescents seraient touchés dans le canton de Vaud.

L’incontinence diurne et l’encoprésie (incontinence urinaire et fécale)

Selon l’unité de promotion de la santé et de la prévention en milieu scolaire du canton de Vaud, 10 à 15% des enfants de 4 à 6 ans souffrent d’incontinence urinaire à l’école (recommandations de l’unité PSPS à l’intention des infirmier-e‑s scolaires du 6 février 2017). Cette autorité précise que « la persistance des troubles mictionnels peut générer un grand stress pour l’enfant en âge scolaire, elle peut être sources de stigmatisation sociale, elle peut affecter les relations avec les pairs et entraîner une baisse de l’estime de soi, ainsi que des conflits avec les parents ».

L’encoprésie touche également un nombre non spécifié d’enfants.

Trouble déficitaire d’attention avec ou sans trouble d’hyperactivité (TDA ou TDAG)

Selon le département de la formation, de la jeunesse et de la culture du canton de Vaud, 5 à 10% des écoliers ne peuvent suivre une scolarité normale (soit sans mesures d’accompagnement spécifiques) en raison d’une dyslexie ou dysorthographie. Ce qui apparaît comme une difficulté à l’école peut très bien ne pas en être une dans un autre cadre, tel que l’IHES, qui permet mieux que tout autre système de s’adapter au fonctionnement de l’enfant.

Le rapport de l’office fédéral de la santé publique datant de novembre 2014, indique que 3 à 5 % des enfants et adolescents en Suisse souffrent d’un trouble de TDAH et font l’objet d’une médication. La ritaline ou un dérivé sont prescrits dans un cas sur quatre, alors que d’autres psychotropes (anti-dépresseurs et anxiolitiques) sont prescrits pour les troubles associés (dépression, repli sur soi, angoisse, etc)

Depuis 2014, ces chiffres ont augmenté, ainsi qu’en témoignent différents articles parus sur le sujet.

Il est à noter que la commission nationale d’éthique pour la médecine humaine a publié en 2001 une prise de position quant à la méthylphénidate (principe actif de la Ritalin), surnommée la drogue de l’obéissance, qui traduirait un souci croissant de conformité sociale. Selon elle, l’emprise du médicament sur l’enfant peut être considéré comme une entrave à la liberté, aux droits de la personnalité et au développement personnel[2].

En Allemagne, plus de 200 écoles utilisent des vestes remplie de sable (entre 1 et 7 Kg) pour freiner les enfants classés hyperactifs pour réduire leur activité et limiter le désordre qu’ils causent dans la classe. Les parents préfèrent souvent cette solution à la médication.

Aux USA, 2,8 millions d’enfants sont aujourd’hui sous traitement médicamenteux pour ce motif (soit 5% des enfants scolarisés) selon les données du Centrer for disease contrat and prevention”.

L’autisme

Selon un rapport du Conseil fédéral du 10 septembre 2012 « les recherches épidémiologiques menées dans différents pays attestent une prévalence située entre 0.6 et 1 % de personnes atteintes d’un trouble du spectre autistique. En ce qui concerne la Suisse, on manque de données et de recherches épidémiologiques. Les experts interrogés dans le cadre du projet de recherche s’accordent pour constater une nette augmentation des diagnostics du TSA, qui s’est manifesté surtout ces dix dernières années et qui s’écarte de manière frappant de l’évolution d’autres groupes de diagnostics ».

L’autisme toucherait environ 1 enfant sur 150 en Europe. Selon Autisme Suisse romande, on assiste en Suisse, depuis 10 ans à une augmentation des cas d’autisme de 12% par année. 

Les enfants à haut potentiel d’intelligence (HPI)

En 2018, quand IEL-VD procède à une vaste récolte de témoignages, l’association a été frappée en lisant les témoignages par le nombre d’enfants HP qui constituent la population représentée dans les récits. Il s’agit de 12%, des enfants, soit 4.8 fois plus que la norme suisse située à 2.3% de la population. 

Conclusion

Lorsque tout a été tenté au sein de l’école et que les parents se trouvent confrontés des enfants qui n’en peuvent plus et qui tirent la sonnette d’alarme, les parents se retrouvent face à un choix cornélien. Faut-il à tout prix soutenir le système scolaire, ou vont-ils tenter de préserver l’enfant et recoller les pots cassés ? 

Les parents font alors parfois le choix de l’IEF, quitte à bouleverser complètement leurs habitudes, voire leurs convictions.